Histoire

Le Sénégal est un pays de l’Afrique de l’ouest.

Il est bordé par l’Océan Atlantique à l’ouest, la Mauritanie au nord et à l’est, le Mali à l’est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud.

La Gambie forme une quasi-enclave dans le Sénégal, pénétrant à plus de 300 kms à l’intérieur des terres (et séparant du reste du pays la région naturelle de Casamance).

Les îles du Cap-Vert sont situées à 560 kms de la côte sénégalaise.

Le climat du Sénégal est tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l’est et au nord et qui prend sa source dans le Fouta Djallon en Guinée.

Un peu d’histoire…

Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs appartenant à différents empires coloniaux s’établissent le long de la côte. La ville de Saint-Louis devient la capitale de l’Afrique occidentale française puis, ce sera la ville de Dakar en 1902, laquelle deviendra ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de l’indépendance en 1960.

La population Sénégalaise

Aux dernières nouvelles, la population sénégalaise est d’un peu plus de 11 millions d’habitants. Avec un taux de croissance annuel d’environ 2,9%, on estime que la population devrait doubler d’ici 2020.

Les moins de 20 ans représentent prés de 55 % de la population.

L’agglomération Dakaroise compte environ 20% de la population avec ses quelques 3 millions d’habitants.

  • Ethnies

Les Wolofs : Ils sont les plus nombreux et sont principalement concentrés dans les zones urbaines. Ils furent les fondateurs d’anciens royaumes. Ils sont musulmans et appartiennent en grande partie à la confrérie des « mourides ».

Les Lébous : Ils sont parents des Wolofs et détiennent la presqu’île du Cap-Vert depuis le XVIII° siècle.

Les Sérères : Ils ont la réputation d’être d’excellents cultivateurs et éleveurs. Ils peuplent la région de la petite côte et du Siné-Saloum.

Les Peuls : Ce sont des éleveurs nomades. Ils sont disséminés un peu partout et en haute Casamance.

Les Toucouleurs : Ils ont été les premiers islamisateurs du pays. Ils émigrent volontiers et occupent principalement la vallée du fleuve du Sénégal.

Les Diolas : Ils se sont orientés vers la riziculture. Majoritairement animistes ou chrétiens, on les trouve en Casamance et en Gambie et en Guinée-Bissau.

Les Mandingues : Ils sont localisés dans le Sénégal oriental.

  • Religion

La population est très majoritairement musulmane (environ 90%).

Les chrétiens- surtout les catholiques- sont également présents (6%).

L’animisme est pratiqué principalement dans le sud-est du pays, mais cohabite avec les autres croyances.

Le pays est réputé pour sa tolérance religieuse.

L’islam sénégalais se répartit en confréries. Chacune d’elles se regroupent autour d’un marabout, sorte de guide spirituel.

Le mouridisme est une confrérie qui regroupe plus d’un tiers des musulmans sénégalais. Le représentant de cette confrérie fait figure de symbole : il est le représentant de l’autorité morale, du père et de l’identité. Le mouridisme a été fondé en 1880. Le pouvoir colonial de l’époque fît exiler le marabout dans les années 1885. Cela renforça le pouvoir de la confrérie. Chaque année, au mois de Février, les musulmans sénégalais vont en pèlerinage à Touba car la confrérie adopte son propre calendrier.

La confrérie mouride prône « la sanctification » par le travail, car après l’indépendance, ce sont les marabouts qui ont donné du travail en faisant tourner l’activité de l’arachide qu’ils maitrisaient bien.

Le Sénégal : une république démocratique

Au Sénégal, il y a la présence de plusieurs partis politiques. Le régime est présidentiel. A l’indépendance, le Sénégal a adapté le modèle politique français de 1958 comme d’autres pays africains qui étaient membres de l’AOF (Afrique Occidentale Française : une fédération regroupant entre 1895 et 1958, 8 colonies d’Afrique de l’ouest avec comme objectif de coordonner sous une même autorité la pénétration coloniale française sur le continent africain).

La constitution du Sénégal date de 1959, elle a été révisée dès 1960 par Léopold Sédar Senghor suite à un référendum.

Plusieurs révisions vont se succéder notamment celle de 1963 qui instaure le régime présidentiel (à cette époque, il y a eu la suppression du premier ministre), puis celle de 2001 qui ramène le mandat présidentiel de sept ans à cinq ans (le sénat sera supprimé puis rétabli en 2007).

Le président de la république est le chef de l’Etat, élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une fois.

Il nomme le premier ministre qui choisit à son tour les ministres de son cabinet et propose leur nomination au président de la République.

Le premier président est Léopold Sédar Senghor, leader charismatique et poète de renom.

En 1981, son premier ministre Abdou Diouf prend sa succession, mais en 2000, le parti démocratique sénégalais l’emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007.

Le parlement du Sénégal est doté de deux chambres : l’Assemblée national et le Sénat.

Le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique car il n’y a jamais eu de coup d’Etat.

Le modèle sénégalais a souvent été mis en avant, par le passé. Toutefois, Amnesty International dénonce des arrestations à caractère politique.

En 2012, pour la première fois, le Président sénégalais, Macky Sall, est élu au deuxième tour.

Le champ économique

Le Sénégal possède la troisième économie de la sous-région ouest-africaine après le Nigéria et la Côte d’ivoire.

Ses principaux partenaires économiques sont la France, l’Inde, l’Italie.

Cependant, depuis plusieurs années, la Chine est un partenaire de plus en plus grandissant comme peut en témoigner le sommet Chine-Afrique. Le 4 novembre 2006, le 1er sommet débute à Pékin, symbole du formidable essor du nouvel axe commercial majeur.

Comparé aux autres pays du continent africain, le Sénégal est très pauvre en ressources naturelles, ses principales recettes provenant de la pêche et du tourisme. Mais compte tenu de sa stabilité politique et de sa situation géographique, le Sénégal fait parti des pays africains les plus industrialisés avec la présence de multinationales qui sont majoritairement d’origine française et dans une moindre mesure américaine.

Constitution administrative du pays

En 2009, le Sénégal compte 14 régions, 45 départements, 46 communes d’arrondissement, 113 communes de ville et 370 communes rurales. Dirigés par un chef, les villages restent les cellules de base de cette organisation. On en dénombrait 13544 lors du recensement de 1988.

Pour une plus grande compréhension du développement des villes au Sénégal …

Villes en crise …

   

Dans les villes africaines, le développement croissant de poches de pauvreté le plus souvent en frange et périphérie urbaine a été suffisamment analysé pour être considéré comme le résultat d’un processus de désorganisation et paupérisation généralisé du pays, aussi appelé “Crise urbaine” : faillite des Etats, croissance urbaine non maîtrisée, accentuée encore par les mesures d’ajustement structurel ou par la récente dévaluation du FCFA (monnaie sénégalaise).

  

De plus en plus de quartiers voire des villes entières se bâtissent par les habitants eux mêmes à côté, voire contre les pouvoirs publics locaux ; ceux-ci étant le plus souvent absents de leur rôle de gestionnaire de territoires.

C’est, dans ce mouvement de « crise urbaine » aux alentours des années 1960, que la banlieue de Dakar s’est construite.